sliderBouffeLe Stéphanois, ce gaillard robuste qui n’a pas peur de passer l’hiver sous la neige (ou 8 jours sous une benne), doit sa bonne constitution aux spécialités gastronomiques du cru basées sur des produits simples mais ultra efficaces : des vaches et des patates.

La rapée

Au panthéon de la gastronomie ligérienne, on trouve la fierté locale : la rapée. Préparée à base de pommes de terre crues rapées à la main avec amour, mélangées à des oeufs battus, du sel et du poivre, le véritable charme de cette recette rustique, c’est que tous les Stéphanois ont un souvenir ému des rapées de leur enfance cuisinées par leur maman (prononcer “maméaan”). La rapée peut être servie avec une salade (version light) ou de la charcuterie (version j’ai peur de rien il fait froid de toute façon faut bien prendre des forces), ou avec…

Le sarasson

Sorte de fromage blanc tiré du babeurre (petit lait résultant de la fabrication du beurre), que l’on consomme frais, nature ou assaisonné de ciboulette, d’ail, sel et poivre, le sarasson est tout simplement magique. Rien de tel pour pimper une rapée ou juste une bonne grosse patate cuite à la vapeur. Ou un saucisson chaud. Ou tout ça à la fois, on est des gros gueudins.

Sarasson_et_pommes_de_terre

 

La fourme de Montbrison

Vous reprendrez bien un peu de produits laitiers ? Attention, pas n’importe quoi : pas de la pâte de supermarché aseptisée et pasteurisée à mort type Babybel, non, malheureux. Je parle d’un vrai fromage des Monts du Forez qui fleure bon le pis de la vache : la fourme de Montbrison ! A la fois délicieux et technique (oui, un fromage peut être technique, il suffit de voir le cahier des charges pour obtenir l’AOP), la fourme de Montbrison est tellement savoureuse qu’elle a sa propre page Facebook ! Mais quittons le Forez (prononcer “foré”) et revenons à Sainté.

Les bugnes

Etant angevine de naissance (donc techniquement à peu près ligérienne), je connaissais les bottereaux. Et les Bugnes, pour moi, c’est avant tout le collectif qui organise les Gourmandises Party – des battles déjantées de DJ fous de vinyles… Cela dit, les bugnes sont bel et bien des gourmandises : ce sont des beignets sucrés que l’on déguste à Mardi Gras et qui portent un nom différent dans chaque région de France (et donc ça s’appelle des bottereaux en Anjou). La recette ? Beurre, farine, lait, levure, oeufs, sucre, vanille, un zeste d’orange et hop ! Miam miam !

Bugnes2

Le gâteau de foie

Moins gourmand que les bugnes, moins glam que la fourme, mais culturellement très important : impossible de faire l’impasse sur le gâteau de foie. Attention, ce n’est pas qu’une spécialité lyonnaise : il paraît que la recette stéphanoise est bien meilleure, évidemment ! Personnellement, ce n’est pas mon plat préféré… probablement parce que je place le foie dans mon top 5 des aliments dont j’ai horreur, quelque part entre les épinards et les huîtres. Mais il faut laisser sa chance au produit, tout est dans la sauce tomate paraît-il. Bizarrement je n’ai trouvé aucune photo de gâteau de foie sexy pour illustrer ce paragraphe…

La salade de barabans

Restons dans le moyennement glam avec la salade de barabans, institution stéphanoise rien que par le nom. Le baraban est à Saint-Etienne ce que le pissenlit est au reste du monde, mais le “barabéaan” est un mot drôlement plus sympa (c’est bon, vous êtes OK sur la prononciation maintenant). Et surtout, ça se mange avec des lardons cuits… c’est ça le secret !

Salade_de_Pissenlit (1)

On nous souffle également dans l’oreillettes les dalles richelieu et le pâté aux pommes ou aux poires… Quelqu’un aurait la recette ? Et si on a oublié votre spécialité stéphanoise préférée, n’hésitez pas à l’ajouter dans les commentaires !